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 coloration-de-graphes/
SUMMARY:Variations sur le problème de coloration de graphes
DESCRIPTION:Jury\nNadia Brauner\, Professeure\, G-SCOP\, Université Grenob
 le Alpes (présidente)\nDaniel Cranston\, Professeur\, College of William 
 &amp\; Mary (USA) (rapporteur)\nPaul Dorbec\, Professeur des universités\
 , GREYC\, Université de Caen Normandie (rapporteur)\nDaniel Gonçalves\, 
 Chargé de recherche\, LIRMM\, Université Montpellier 2 (examinateur)\nCl
 éophée Robin\, Maîtresse de conférences\, IRIF\, Université Paris Cit
 é (examinatrice)\nRésumé\nLe problème de coloration propre est un suje
 t fondamental en théorie des graphes\; non seulement les colorations prop
 res présentent une complexité fascinante en tant qu'objets combinatoires
 \, mais elles apparaissent également dans un large éventail d'applicatio
 ns\, notamment parmi les problèmes d'allocation de ressources. Cependant\
 , certaines applications spécifiques peuvent nécessiter des formulations
  légèrement différentes du problème de coloration propre par l'ajout o
 u le relâchement de contraintes. Cette thèse étudie les aspects extrém
 aux de trois variations sur le problème de coloration propre en étudiant
  les bornes générales sur la taille des solutions optimales et en identi
 fiant la structure des graphes dans les cas limites.\nLe premier chapitre 
 explore une généralisation de la coloration propre via des contraintes m
 ultichromatiques. Un motif est un graphe dont les sommets sont colorés. 
 Étant donnée une famille P de motifs\, une coloration P-évitante d’un
  graphe G est une coloration des sommets de G telle qu’aucun motif de P 
 n’apparaît comme sous-graphe coloré dans G (à renommage des couleurs 
 près). On récupère la notion de coloration propre lorsque P contient pr
 écisement l’arête monochromatique\, et de nombreuses variantes très 
 étudiées de la coloration propre peuvent être décrites et unifiées da
 ns ce cadre\; nous considérons en particulier la coloration frugale et la
  coloration acyclique. L’étude du nombre chromatique dans les graphes d
 e degré borné excluant certains sous-graphes est depuis longtemps un suj
 et de recherche actif\; nous étendons cette étude à la notion plus gén
 érale des nombres chromatiques P-évitant en obtenant des bornes extréma
 les en fonction du degré maximum et des sous-graphes interdits.\nLe deuxi
 ème chapitre examine la notion de coloration propre «sans conflit»\, qu
 i requiert que chaque voisinage ouvert contienne au moins une couleur soli
 taire. Caro et al. ont conjecturé que pour chaque graphe connexe de degr
 é maximum ∆ ≥ 3\, il existe une coloration propre sans conflit avec 
 ∆+1 couleurs. Liu et Reed ont prouvé cette conjecture asymptotiquement 
 en montrant que ∆ + O(∆^{2/3} log∆) couleurs suffisent. Nous amélio
 rons cette borne supérieure en montrant que seulement ∆ + O(log ∆) co
 uleurs suffisent. Notre méthode s’étend à la notion plus générale d
 e coloration propre h-sans-conflit (h ≥ 1)\, qui constitue une interpola
 tion naturelle entre la coloration propre et la coloration à distance 2. 
 Nous considérons aussi la notion de coloration sans conflit dans les hype
 rgraphes\, pour laquelle nous prouvons une borne de type Reed dès lors qu
 e l'hypergraphe ne contient pas de voisinage dense pour les arêtes de tai
 lle 2.\nLe troisième chapitre est consacré à la notion de coloration do
 minante\, où les classes de couleurs sont des ensembles dominants et l’
 on cherche à maximiser le nombre de couleurs utilisées\; ce maximum est 
 appelé le nombre domatique. Il est facile d’observer que si G a degré 
 minimum δ\, alors le nombre domatique de G est au plus δ+1. On dit qu’
 une classe de graphes est dom-bornée s’il existe une fonction croissant
 e non bornée f telle que tout graphe G de cette classe a nombre domatique
  au moins f(δ(G)). Zelinka a montré que la classe de tous les graphes n
 ’est pas dom-bornée\, aussi nous intéressons-nous à identifier des cl
 asses naturelles de graphes qui le sont. Par analogie avec une conjecture 
 de Gyárfás (1975) et Sumner (1981)\, nous conjecturons que la classe des
  graphes sans copie induite de H est dom-bornée lorsque H est un arbre de
  diamètre au plus 3. Nous prouvons notre conjecture pour les cas des éto
 iles et du chemin à 4 sommets. Nous considérons également la relaxation
  fractionnaire du problème de coloration dominante\; en répondant à une
  conjecture de Gadouleau et al. sous une forme forte\, nous montrons que t
 ous les graphes connexes de degré minimum 2 ayant au moins 8 sommets ont 
 nombre domatique fractionnaire au moins 5/2\, ce qui est optimal même pou
 r des graphes de grande maille.
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