Si la question écologique peut provoquer de nombreuses émotions, et peut même devenir un “sujet sensible” entrainant des émotions clivantes, il suscite aussi étonnamment souvent une réaction inverse : une apathie ou une indifférence, saisissantes au regard de l’ampleur des enjeux actuels. La complexité et l’échelle des changements que l’on a longtemps dit insensibles – réchauffement climatique, pollutions, chute de la biodiversité – sont pour une part dans la difficulté qu’ont les publics à s’approprier ces questions. Mais l’insensibilité à la situation est peut-être aussi l’un des résultats de l’échec de l’écologie politique et des campagnes même de sensibilisation, semblant décorrélés d’actes réels.
Comment permettre à la question écologique d’être aussi sensible qu’elle devrait l’être ? Comment bouleverser les représentations par lesquelles nous comprenons notre relation au monde vivant ? La question est pédagogique autant que politique, poétique autant que scientifique. On voudrait donc échanger dans ce workshop sur des pratiques de recherche d’enseignement entre enseignant.es, chercheur.euses en SHS, en sciences de l’environnement mais aussi en littérature, pour définir ce qui étouffe la question écologique autant que les zones sensibles sur lesquelles recherche et pédagogie peuvent s’appuyer et qu’elles peuvent faire vibrer.
9h30 : Accueil
10h -12h Comment faire de l’écologie une question publique sensible ?
Introduction
Déjeuner
13h30-15h: La littérature et les arts pour transformer les imaginaires ?
15h pause
15h15- 16h45 : Pratiques pédagogiques, pratiques de médiation
16h45-17h30 : Atelier de préparation de la demi-journée de décembre
17h30 : cocktail